Débouchés

Pour faire face aux défis environnementaux, sociétaux (alimentation en eau potable et assainissement des populations) et économiques (enjeux hydro-agricoles et industriels), la gestion des ressources et les économies d’eau se sont imposées comme des axes majeurs des politiques publiques, au niveau local comme global.

Les logiques d’offre ne sont plus la priorité des agendas politiques, au bénéfice d’approches plus intégrées des ressources, des usages et des services à différentes échelles territoriales. Les métiers rendus nécessaires évoluent considérablement car les problèmes à traiter sont multiples (risque inondation, continuités écologiques, économies d’eau, gestion de nappe ou de bassin, etc.), directement ou indirectement liés les uns aux autres, et complexes – ne serait-ce que parce qu’ils relèvent d’une multitude d’acteurs publics et privés.

L’eau devient un domaine à l’interface de disciplines variées (sciences de l’environnement, politiques, sociales, économiques, physiques…), et les activités professionnelles qui lui sont associées sont en constante progression depuis une dizaine d’années.

En réponse, Montpellier dispose d’un potentiel de Recherche et d’Enseignement Supérieur dans le domaine de l’eau de premier plan au niveau européen avec une diversité disciplinaire unique (hydrologie, économie, sociologie, géographie, agronomie, etc.). Dans un tel contexte, la Mention « Sciences de l’Eau » vous propose une offre lisible, tournée vers la professionnalisation, un appui fort sur la première communauté de recherche sur l’eau en France ; un lien dynamique avec le tissu économique et les collectivités à travers le Pôle de compétitivité.

Le Parcours « Eau et Société » innove en vous proposant de devenir des professionnels des sciences économiques, sociales et de gestion formés aux métiers de l’eau et des milieux aquatiques.

Pourquoi l’équipe pédagogique privilégie-t-elle les apprentissages pour accéder à ces métiers, en particulier dans les collectivités territoriales, les établissements publics territoriaux de bassin ou de gestion des eaux ou leurs partenaires (bureaux d’études, associations, fondations et organisations non gouvernementales…) ?

Les collectivités territoriales sont devenues des acteurs clef de la gestion des milieux aquatiques et des territoires. Elles s’appuient sur des structures intercommunales ou mixtes, chargées de mettre en œuvre des politiques locales aux objectifs variés (prévention du risque inondation, conservation des zones humides, …) avec l’aide financière des agences de l’eau et dans le cadre défini par les politiques de l’Etat et des directives européennes.

Depuis la mise en place des contrats de rivière au début des années 1980, ces structures ont créé des centaines d’emplois de techniciens de rivière, de chargés de mission ou encore d’animateur – distincts des métiers déjà présents de l’eau potable et de l’assainissement – pour mener à bien des projets locaux à l’échelle du bassin versant. En ajoutant de nouveaux défis aux précédents (renforcement de la gouvernance locale de l’eau, restauration des continuités écologiques, etc.), le droit communautaire de l’eau, le Grenelle de l’Environnement et plus récemment la GEMAPI confortent ces « nouveaux métiers » tout en les faisant évoluer de la ressource en eau vers sa gestion dans les territoires de l’eau. En résumé, les collectivités ont besoin de renforcer leur capacité d’expertise, de « facilitation » et de portage de projets dans le domaine des milieux aquatiques afin de mieux les protéger et les mettre en valeur.

Le parcours prépare également à des métiers plus axés sur le développement au Sud, que ce soit à travers des associations, ONGs, bureaux d’études ou des institutions internationales. Les  questions d’eau concernent aussi bien l’eau potable en milieu rural ou dans les quartiers périphériques que la gestion de systèmes irrigués ou de nappe, depuis la gestion technique jusqu’à l’accompagnement de l’action collective.

Pour en savoir plus :

  • Association Rivière Rhône-Alpes, 2012, « Les métier de la gestion des milieux aquatiques. Étude en Rhône-Alpes », Cahier technique, n°6, 56p.
  • Barone S., 2015, « Quels redéploiements des compétences techniques parmi les acteurs de la gestion de l’eau dans le bassin Rhône-Méditerranée ? » Agence de l’eau R-M, Irstea, 46p.
  • Bierry A., 2012, Les métiers de gestionnaires de milieux aquatiques : caractéristiques, missions, représentations, évolutions. État des lieux en Rhône-Alpes. Mémoire de Master 2, Géographie, Université Joseph Fourrier, Grenoble, 93p.