Atelier professionnalisant

La formation repose, en première comme en deuxième année, sur des enseignements théoriques et un stage obligatoire. Elle se singularise, en le complétant par un atelier professionnalisant en master 2. Cet atelier se déroule tout au long du troisième semestre et est encadré par les responsables de la formation.

Dans le cadre de l’atelier, les étudiants sont placés en situation professionnelle. Ils sont en effet amenés à concevoir un projet en réponse à un problème réel. Il s’agit donc de répondre à une « commande », généralement publique, avec le soutien de l’équipe pédagogique.

Sur le plan méthodologique, l’atelier se déroule en trois séquences consécutives : le diagnostic territorial, d’une durée d’un mois, l’élaboration des scénarios d’aménagements durables, d’une durée d’un mois et demi, et, enfin, l’approfondissement d’un scénario voire de plusieurs scénarios, d’une durée de deux mois. En quelques semaines, les étudiants doivent se familiariser avec un problème donné, réfléchir aux outils techniques et aux disciplines à mobiliser, apporter une réponse argumentée au problème et crédible aux yeux du commanditaire.

Sur le plan organisationnel, les étudiants travaillent d’abord collectivement durant la phase de diagnostic, puis en petits groupes lors de l’élaboration des scénarios. Par la suite, ils sont amenés à présenter un travail individuel sous la forme de poster et d’une plaquette de projet.

Ce faisant, les étudiants apprennent à travailler dans différents contexte organisationnels.

Chaque projet individuel est évalué par un jury où siège au moins un représentant du commanditaire. La qualité des livrables, de la présentation orale et écrite, l’implication dans chacune des phases de travail, constituent les principaux critères d’appréciation. Les meilleurs posters sont transmis au commanditaire.

L’atelier est l’occasion, avant le stage professionnel, de mobiliser le socle commun des connaissances (hydrologie, économie, sociologie, droit, aménagement, etc.) et les différents outils de base (SIG, enquêtes sociales, exploitations des statistiques, etc.) au service d’une analyse approfondie. Il est impératif pour les étudiants de produire des documents professionnels (cartes, plans, schémas, frises, clichés photographique…) tout en faisant preuve d’une grande autonomie à la fois collective et individuelle.

Exemples

La promotion de master (2) 2018-2019 a réalisé un documentaire qui avait pour problématique : Gestion de l’eau en contexte méditerranéen dans le cadre de réforme territoriale et d’objectifs environnementaux élevés : quels enjeux actuels et futurs ? Le cas du territoire du Lez, de la Mosson et des étangs Palavasiens.

La promotion de master (2) 2015-2016 a traité la question du risque d’inondation pluviale à l’échelle de l’agglomération montpelliéraine.
De septembre 2015 à février 2016, quinze étudiants ont cherché à comprendre les enjeux du risque d’inondation pluviale et proposé des pistes variées et complémentaires. Trois échelles d’analyse ont été privilégiées (la métropole, la ville, le site). Des entretiens ont été réalisés auprès d’experts, de riverains sinistrés en 2014 et 2015 et d’acteurs locaux en charge du risque inondation. Des statistiques et des cartes anciennes ont été exploitées, et, enfin, des relevés de terrain ont été réalisés.